mar 2013 02

La répression policière tend à nous faire  perdre de vue les raisons de la mobilisation en marge du sommet sur l’enseignement supérieur.

Le 26 février, nous étions dans la rue pour rappeler que le printemps érable incarnait un projet de société et qu’en excluant totalement la gratuité scolaire d’un sommet qui déterminera l’avenir de l’éducation pour les prochaines années, le parti québécois fait la preuve de son manque de vision et de courage politique.

Merci à celles et ceux qui ont pris la parole pour nous rappeler que l’éducation est plus qu’un enjeu de gouvernance affairiste; l’éducation est d’abord un enjeu social et démocratique.

Les Alter Citoyens sont signataires avec plusieurs autres organismes de la Déclaration de la Base face au Sommet, une initiative des Profs contre la hausse.

Nous vous invitons à voir ou revoir notre topo tournée le 22 mars au début du printemps érable. Des citoyennes et citoyens s’expriment sur leur vision de l’éducation.

Pourquoi la gratuité scolaire ?

Garantir la gratuité scolaire, c’est garantir l’accessibilité, l’universalité et l’équité. Une population plus éduquée favorise une société plus ouverte, plus démocratique et plus dynamique économiquement.
Avec l’objectif de la gratuité, nous devons tendre vers une élimination progressive et totale des frais de scolarité et des frais afférents.
L’indexation (qui demeure une augmentation, et non un gel, comme le prétend faussement le gouvernement actuel) n’est pas un pas vers la gratuité. Et consentir des prêts sous prétexte de garantir l’accessibilité, n’est pas non plus un pas vers la gratuité — c’est un pas vers l’endettement.
Les frais de scolarité et le régime d’aide financière aux études que l’on prétend apte à pallier les inégalités sociales ne font que les reproduire et les aggraver. L’endettement personnel est un sujet qui a toujours préoccupé Union des consommateurs et ses membres : les prêts étudiants constituent une cause majeure d’endettement chez les personnes qui viennent en consultation budgétaire dans nos ACEF. Une indexation ou des hausses des frais de scolarité peuvent avoir des impacts majeurs sur l’endettement, alors même que le gouvernement se prétend très préoccupé par le surendettement des Québécois.

C’est le régime d’imposition sur le revenu qui doit assurer le financement des services publics, dont l’éducation. Un étudiant en médecine gagnera un gros salaire à la fin de ses études? C’est le principe d’équité fiscale qui devrait assurer qu’il contribuera davantage pour la collectivité à la fin de ses études, par ses impôts. Nous en sortirons ainsi tous gagnants.
La tarification doit être remplacée par l’impôt sur le revenu. Nous n’avons pas assez d’argent dans les coffres ? Il existe pourtant de multiples solutions fiscales, largement documentées ici, entre autres : NON aux hausses
-Source Union des consommateurs

Enquête publique sur la répression policière:

La répression policière se manifeste aussi dans le climat d’oppression et d’intimidation qui nous entoure lorsque nous manifestons littéralement encerclés de policiers armés et de leur cavalerie sous les bruits d’hélicoptère. Dans une société qui se dit libre et démocratique, il n’est pas normal de se sentir sous tensions lorsque nous marchons pacifiquement, pas normal d’avoir peur du moment où les policiers chargeront sur la foule.

Dans une société libre et démocratique, la liberté de presse n’est pas menacée par des policiers qui empêchent les  journalistes et des caméramans de la Presse ou de tout autre média indépendant de faire leur travail.

Il serait temps que le gouvernement comprenne que nous basculons peu à peu dans l’oppression et prenne au sérieux le problème de la violence policière en mettant sur pied une commission d’enquête publique et indépendante.

Pétition pour demander une commission d’enquête publique sur la violence policière

19 mars 2013 à 9h: 12h de vigile pour  demander une enquête publique et indépendante sur les agissements de la police. Devant les bureaux de Pauline Marois,  McGill collège angle Sherbrooke

Et… Dérives de 99%Media.