juin 2012 16

 Les Alter Citoyens et les manifestations Grand Prix F1 2012 à Montréal

« Tu sais que ta société est malade lorsque l’éducation est une marchandise et que le Grand Prix est un projet de société » source inconnue.

La vision du Grand Prix Formula 1 selon les Alter Citoyens.

À qui bénéficie vraiment le Grand Prix ????

http://www.contrepoints.org/2011/06/12/29697-grand-prix-du-canada

 » Le Grand Prix coûte aux contribuables près de 15 M$ par année. Le ministre des Finances dit qu’il génère des retombées fiscales d’environ 18 M$. Voyons cela. Selon les chiffres de Sylvain Lefebvre et Lynda Binhas, professeurs à l’UQAM, bon an mal an 75 % des spectateurs au Grand Prix proviennent du Québec. (10 % vient du reste du Canada, ce qui laisse 15 % de touristes internationaux). Sans Grand Prix, ces Québécois dépenseraient leur argent ailleurs — théâtre, restaurants, achats divers, etc. Et cela créeraient autant de retombées économiques et de recettes fiscales. C’est ce qui s’est passé en 2009, quand le Grand Prix n’a pas eu lieu.

Donc 75 % des retombées se produiraient sans Grand Prix. Et sans subvention!
Oui, des touristes internationaux viennent boire de la bière, gueuler et tripoter nos danseuses. Mais ils ne nous offrent pas leurs dollars ou leurs euros gratuitement. Ils les échangent contre nourriture, services hôteliers, transport, etc. Or pour produire ces biens et services, nos entreprises doivent sacrifier des ressources et de la main-d’œuvre qui pourraient servir à produire autre chose — de plus utile comme des professeurs, des procureurs ou des infirmières? Et qui généreraient aussi de l’impôt.
Oui, de l’argent neuf « rentre » quand des touristes dépensent. Mais des ressources d’ici « sortent ». Ça demeure un échange.  »

http://www.bloquonslahausse.com/vers-la-greve-generale/comment-sorganiser/

Depuis 1950, plus de 800 pilotes ont tenté leur chance lors des qualifications du Grand Prix…, dont seulement 5 femmes! D’où vient cette marginalisation des sportives, mais aussi des mécaniciennes, des ingénieures, des propriétaires d’écuries, etc.?
Des jouets différenciés dès l’enfance : voitures, sports extérieurs et risqués pour les garçons; poupées, danses et sports intérieurs pour les filles.

Des obstacles une fois dans l’univers de la Formule 1 :

stéréotypes qui associent le goût du risque et du sport motorisé aux hommes, commanditaires réticents avec les femmes, sexisme ordinaire des spectateurs et organisateurs insinuant que la course sera moins intéressante avec des femmes pilotes.

« Il y a encore des a priori sur la capacité d’une femme à s’aligner en Grand Prix. » Maria de Villota, pilote de F1, 2012.

La femme-objet : posséder une voiture comme on possède une femme
Passivité et disponibilité : dans tous les sports traditionnellement masculins, les femmes, même les sportives de haut niveau, sont poussées à jouer des rôles stéréotypés. Elles doivent se montrer passives, attirantes, sexuellement disponibles, au lieu d’être admirées pour leurs exploits, leur combativité, leur indépendance, etc. « If Susie’s as quick in a car as she looks good out of a car, she’ll be a huge asset. » Bernie Ecclestone à propos de la pilote Susie Wolff, 2012.

L’industrie de l’automobile use et abuse de l’utilisation du corps retouché, mutilé et stéréotypé des femmes pour faire vendre. Les travailleuses qui gravitent autour de la F1 doivent être habillées « sexy » pour le regard des hommes ou pour la vente d’objets.
Le message de cette culture de la F1 : c’est que les femmes aussi se consomment, s’échangent, se prennent; c’est que leur disponibilité passive permet aux hommes de se dépasser, de s’éclater, de s’affirmer.

Banalisation : les images et cette culture influencent nos désirs, nos choix et ce qui est considéré comme normal.