oct 2012 11

Le Mouvement du 24 septembre est né spontanément sur les médias sociaux suite au rapport Duscheneau en réponse à notre indignation face aux allégations de corruption dans la gestion de nos fonds publics et dans le financement des partis politiques.

Les récentes révélations de l’entrepreneur Zambito devant la commission Charbonneau nous ont incité à repartir la mobilisation.  Nous avons appuyé l’initiative de Michel Binette,  citoyen à l’origine du rassemblement et, en 3 jours, avons organisé la mobilisation devant l’hôtel de ville de Montréal.

Nous y étions pour réclamer la démission du maire Tremblay qui, selon nos positions et celle de plusieurs chroniqueurs, n’a plus l’autorité morale et la légitimité pour gouverner la métropole.  Nous questionnons aussi  le soutien des membres du conseil exécutif de la Ville de Montréal.

Le mouvement du 24 septembre poursuivra sa mobilisation au fur et à mesure de l’évolution des travaux de la commission Charbonneau. Nous sommes là pour dire que nous ne banalisons pas le système de corruption et de collusion qui gangrène les paliers de pouvoir municipal et provincial et qui porte atteinte à notre confiance envers nos institutions publiques et politiques. Nous sommes là pour dire aux élus et députés que nous avons besoin de courage politique: le ménage doit se faire dans le financement des partis politiques et dans la façon de gérer l’argent des contribuables. Et, nous serons là pour exiger que les recommandations de la Commission ne soit pas tablettées.

Pour suivre l’évolution du mouvement, RDV sur le blogue et sur la page Facebook du Mouvement du 24 septembre.

Aux médias: D’une façon générale, nos expériences d’entrevue depuis le retour du mouvement nous laissent l’impression que la place des citoyens, pourtant directement concernés par la corruption, n’est pas à l’avant plan de vos préoccupations. Il est pourtant dans l’intérêt de tous, y compris de la Commission Charbonneau, que soit relayé le fait que des citoyens choisissent de s’approprier tant la commission d’enquête que leurs institutions publiques.

Nous croyons que diffuser de façon positive les actions de participation citoyenne est une façon de combattre le cynisme et l’impuissance que fait naître chez nous tous l’ampleur, l’énormité des révélations. Et, nous invitons sincèrement les médias à se questionner sur la place laissée à la mobilisation citoyenne, surtout lorsqu’elle s’organise enfin.

Voir par exemple cet article de la Presse: le journaliste qui nous approché pour une entrevue s’est montré préoccupé uniquement par le nombre de participants  « C’est décevant, non ? » sans s’intéresser à la raison de la mobilisation et au mouvement citoyen.  Il a rapidement coupé court à l’entrevue pour choisir de suivre le petit groupe de manifestants d’Occupons Montréal, sans lien direct avec le mouvement, qui souhaitaient se rendre à la maison du maire.   Notez finalement que nous n’étions pas 40 mais bien une centaine. Devant la tendance assez répandue de sous-estimation de foule,  nous pensons qu’il serait bienvenue que les médias ajustent un peu mieux leur estimation à la réalité.

Nous soulignons LCN qui a passé un court extrait d’une de nos entrevues à heure de grande écoute. Nous devions être en direct le matin mais la perquisition de l’UPAC à Laval a monopolisé l’attention. Nous avons donc vu en boucle les journalistes attendre que le maire Vaillancourt sorte de sa cachette et rapporter en boucle la nouvelle que le maire se cache…

Nous remercions le média indépendant OM99%Media qui fait un travail remarquable pour rapporter le contenu et nous offrir un topo qui informe en complément de l’information souvent trop courte ou partielle diffusée par les médias.

Voici quelques photos du rassemblement: